Selon une étude publiée par la Fondation jeune en tête (2019), plus du tiers des adolescents ressentiraient un niveau élevé de détresse psychologique. Ils constituent ainsi la population qui rapporte le plus haut niveau de détresse.

La détresse psychologique est évoquée lorsqu’une personne a plusieurs symptômes liés à des troubles psychologiques sans avoir de diagnostic. Cela comprend la fréquence à laquelle une personne s’est sentie nerveuse, désespérée et agitée1,2. Plusieurs facteurs jouent un rôle dans le développement d’une détresse psychologique dont : 1- Des facteurs propres au jeune (caractéristiques personnelles et psychologiques) et 2- Des facteurs propres à l’environnement.

Des facteurs propres aux jeunes

  • Des perceptions, croyances ou un tempérament qui sont parfois plus négatifs
  • Une plus faible tolérance à l’incertitude
  • Des difficultés dans la gestion des émotions et de leurs comportements
  • Une plus faible estime de soi
  • La présence d’idées suicidaires sérieuses
  • La présence de troubles psychologiques déjà diagnostiqués

Des facteurs environnementaux 

  • Situations stressantes dans la vie de l’adolescent
  • Isolement/solitude
  • Pauvreté du milieu familial
  • Environnement de négligence/maltraitance

Quelques facteurs sont toutefois communs entre les adolescents. Par exemple, environ 44,8 % des adolescents rapportent avoir vécu de la déprime, 1/4 des élèves au secondaire une faible estime de soi et 20 % des élèves ont eu un trouble psychologique diagnostiqué. Outre ces facteurs, la situation de pandémie actuelle est un événement stressant qui crée plusieurs inquiétudes chez les adolescents.

Les effets de la pandémie

En fait, le confinement semble avoir un impact sur leur qualité de vie (solitude, gestion des travaux scolaires, perte de l’aide reçue à l’école) et les habitudes de vie. Ils sont également plus à risque de vivre de la violence et des abus en étant dans un environnement restreint 3.

La pandémie peut également avoir un effet sur l’état familial (perte d’emploi, précarité, manque de soutien, etc.) qui occasionne plusieurs pertes et inquiétudes dans la famille. Ceci peut créer pour beaucoup d’adolescents une exacerbation de symptômes anxieux, dépressifs, d’idées suicidaires et des symptômes de troubles psychologiques 3.

Le rôle des parents : être à l’écoute et accompagner

Les parents jouent donc un rôle essentiel pour le bien-être de leur adolescent en repérant les premiers signes de détresse psychologique chez eux. Pour vous aider, il est bien de garder une bonne communication avec votre jeune en questionnant comment il se sent, s’il est affecté par une diminution de sa qualité de vie depuis le début du confinement et s’il a, ou déjà eu des idées suicidaires.

Si des signes de détresse se font ressentir, votre rôle est de le soutenir dans la démarche de recherche d’aide en lui proposant diverses ressources, comme une thérapie de groupe ou une thérapie individuelle avec un professionnel. Des lignes d’écoute gratuites sont disponibles. En plus des services déjà offerts, des écoles sont soucieuses d’apporter de l’aide supplémentaire à leurs élèves depuis le début de la pandémie. N’hésitez pas à communiquer avec eux pour connaitre les possibilités.

En cas de détresse aigüe, il est également possible de consulter en urgence au CLSC ou à l’hôpital le plus proche de chez vous, ainsi que de contacter des lignes d’intervention comme celle du centre de prévention du suicide, si votre enfant vous inquiète dans l’immédiat. 1-866-APPELLE

La psychothérapie de groupe, une aide concrète et accessible!

Aux cliniques Panorama, nous offrons actuellement de soir une thérapie de groupe conçue spécifiquement pour les adolescents de 15 à 17 ans abordant la solitude, les inquiétudes et la détresse vécue. Cette psychothérapie de groupe permettra à l’adolescent d’échanger, de normaliser son vécu et de se sentir moins seul tout en lui permettant d’acquérir de nouvelles perspectives face aux difficultés vécues. Vous désirez obtenir plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter.  Il est également possible de prendre rendez-vous pour une thérapie individuelle avec une psychologue.

Les cliniques Panorama 418-834-0114 | Lévis | Québec |

(1) Ayotte, V., Fournier, M., et Riberdy, H. (2009). La détresse psychologique des enfants et des adolescents montréalais… l’expression de différentes réalités? Direction de santé publique : Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. 978-2-89494-858-3 (no 2).

(2) Observatoire Jeunes et Société. (2019). Proportion des élèves du secondaire ayant un niveau d’estime de soi faible, selon l’indice de Rosenberg, 2016-2017 (en pourcentages). Tableau réalisé à l’INRS pour l’OJS, à partir de données publiques de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS), de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), édition de 2016-2017.

(3) Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. (2020). COVID-19 et le confinement chez les jeunes : conséquences, moyens pour mitiger son impact et pistes pour prioriser les services. Québec, Qc : INESSS; 2020. 41 p.